Miss Pook et les enfants de la lune Episode 1

Soumis par HashtagCeline le lun 15/01/2018 - 12:28
Comme il est bon de rire parfois... Merci Monsieur Santini !
#BertrandSantini&moi

De Bertrand Santini, je n’avais à vrai dire presque rien lu. Si, le premier Gurty.

Et à l’époque, je n’avais pas forcément succombé aux charmes du petit animal et de ses acolytes. Pourquoi ? Mystère. Avais-je perdu mon sens de l’humour à ce moment-là ? Peut-être… Toujours est-il que je me suis vraiment beaucoup amusée à lire Miss Pook et les enfants de la lune.

J’ai d’abord été charmée par cette couverture aux airs de vieux livres de Jules Verne (enfin vieux, dans la collection à laquelle on pense tous et toutes). Ensuite, il ne m’a pas fallu beaucoup de pages pour entrer dans l’histoire et surtout me rendre compte que j’allais adorer ce livre !

#Résumons

Nous sommes début 1900. Le roman commence avec l’arrivée de Miss Pook sur terre. Telle Mary Poppins (ou petit papa Noël), elle descend du ciel avec son parapluie (et un dragon), manquant de tuer un ouvrier qui travaille à la construction de la tour Eiffel.

Si Miss Pook a fait le déplacement, c'est pour postuler comme gouvernante dans une riche famille de Paris. 

Par un heureux hasard pour Miss Pook ( clairement pas heureux pour les autres), toutes les candidates sont prises de terribles maux de ventre (et autres désagréments digestifs) juste avant le début des entretiens. Cela laisse le champ libre pour Miss Pook qui est de fait embauchée.

Parfaite en apparence, Miss Pook n’est en réalité pas la gentille gouvernante qu’elle semble être. Et c’est Elise, la jeune fille qu’elle doit éduquer qui va en faire la drôle d’expérience. Miss Pook se met à raconter à Elise que ses parents ont décidé de l’engraisser... pour la manger. Miss Pook est habile. Elle réussit à convaincre la jeune fille de la véracité de son histoire (à priori) abracadabrante. 

Ainsi, Elise fuit ses parents cannibales et arrive sur la lune, là où habite Miss Pook. Une fois sur place, on découvre la véritable identité de la gentille gouvernante. C’est une sorcière ! Méchante ? On ne sait pas. Mais elle veut garder Elise pour elle seule. La jeune fille a l'interdiction de mettre un pied dehors. Sauf que forcément, Elise va désobéir (sinon ça ne serait pas drôle)…

Et c’est là que va commencer une succession d’aventures et de rencontres tout à fait extraordinaires, improbables et complètement folles ! Créatures fantastiques et mythologiques en tout genre vont tenter de capturer Elise qui se révèle bien plus maligne que l’on pouvait au départ l'imaginer.

La suite, à vous de la découvrir.

#Bref

Vous l’aurez compris, cette histoire est complètement farfelue. Bertrand Santini nous propose un roman très étonnant, bien plus complexe que ce que les apparences peuvent le laisser croire. Il en va de même pour les personnages de ce livre. Les "gentils" et les "méchants" ne sont pas nécessairement ceux que l’on pense…

Mais ce qui fait la force de ce texte, c’est l’humour. Bertrand Santini en a un grand sens, bien à lui. Chaque phrase ou presque nous fait sourire ou rire. C’est une mine de bons mots et de répliques cultes ! (cf. #Extraits)

Bref, vous l’aurez compris, je suis conquise. Maintenant, je n’ai qu’une envie, me plonger dans ces précédents titres Hugo de la nuit, le Yark et même les Gurty !!

Et surtout VIVEMENT LA SUITE !

#Extraits

Les idées reçues de Monsieur Dubenpré, le père d'Elise : 

"- Je souhaite donc que ma fille soit préservée de l'éducation garçonnière et des brutalités de la science. Vouloir instruire les femmes est aussi grotesque que leur demander de porter la moustache ou des pantalons. Quel mari voudrait d'une épouse qui disputerait les convictions de son époux?" (p.22-23 et les suivantes...)

"Dubenpré avait mis sa fille en garde : il ne fallait jamais adresser la parole aux gens qui vivaient dans la rue, car, affirmait-il, quiconque parle à un pauvre perd aussitôt ses dents. Elise l'avait évidemment cru, si bien que chaque fois qu'elle croisait un mendiant, sa mâchoire se crispait." (p.279)

Miss Pook et ses enseignements :

"Après l'enfance, l'existence n'est plus qu'une litanie de déceptions amoureuses et d'ennuis administratifs." (p.41)

"Oui, de plaisir ! insista Miss Pook. Et c'est un coup de génie de la nature d'avoir associé le plaisir à la conception. S'il avait fallu accomplir un effort pour produire un enfant, du genre passer le balai, apprendre à lire, scier des bûches ou cultiver un champ, la population mondiale ne dépasserait guère aujourd'hui le millier d'habitants." (p.146)

Je ne peux malheureusement pas vous réécrire l'intégralité du roman... 

Coup de cœur !
Public
Date de sortie
Nombre de pages
192
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

Timoto
Timoto : la nouvelle collection chez Nathan signée... Rémi Courgeon !
#timoto, #remicourgeon, #nathan, #aimerlireavecnathan
Lise et les hirondelles
Lise a 13 ans, l'âge de l'insouciance. Mais en temps de guerre, l'insouciance n'a pas sa place.
#liseetleshirondelles, #sophieadriansen, #nathan, #lireenlive, #histoire, #secondeguerremondiale
Girlhood
"L'amitié, c'est comme une allumette...... il suffit d'une étincelle pour se brûler les doigts."
#girlhood, #catclarke, #collectionr, #robertlaffont
Je te plumerai la tête
"Tous savent mon attachement à Papa Lou - j'appelle ainsi mon père. Ils pourraient me charrier : " La fille à son Papa ! La tit'princesse, gâtée, pourrie, a son daddy adôôôôôré!" Mais pas du tout."
#jeteplumerailatete, #clairemazard, #syros
Les derniers des branleurs Les derniers des branleurs

“Il est quelle heure? C’est quoi la date? Il fait nuit ou jour? Tout ça n’a plus de sens. N’en a jamais eu, n’en aura jamais. Les mêmes choses en boucle.”


#lesderniersdesbranleurs, #vincentmondiot, #lddb, #actessudjunior
Cumulus
"Salut! T'as l'air pas mal seul toi aussi. C'est rare de voir un seul nuage dans le ciel."
#cumulus, #guillaumeoerreault, #les400coups
Le monstre chez moi Le monstre chez moi

"Ma tête tourne ; mes yeux ont du mal à refaire le point. Ça me choque, comme toujours. Mais la brûlure n'est déjà plus qu'un souvenir. Ce n'est jamais la douleur, le pire. La douleur est vite…
#lemonstrechezmoi, #amygiles, #nathan, #lireenlive

Tous différents tous pareils (dossier Page des Libraires)
Parler du handicap avec humour sans tomber dans le cliché, mettre en scène la différence avec décence et sans tabou, c’est le pari réussi de Nos cœurs tordus de Séverine Vidal et Manu Causse, et…
L'autre soeur
Un roman dont le résumé m'a tout de suite fait penser à Perdue et retrouvée de Cat Clarke mais aussi à La double vie de Cassiel Roadnight de Jenny Valentine...
#lautresoeur, #cylinbusby, #milan, #disparition
Laurent le flamboyant
"Bon sang de bois, de bon bois de sang!" Encore un coup de coeur aux éditions MeMo...
#laurentleflamboyant, #karenhottois, #juliawoignier, #memo, #petitepolynie