The Hate U Give

Soumis par HashtagCeline le jeu 26/04/2018 - 21:52
The Hate U Give ? LE roman dont tout le monde parle...
#UnPhénomène

 

Je me méfie toujours des romans ou films ou autres d’ailleurs qui sont encensés par la critique. Là, pour The Hate U Give, il y a eu un battage fou ! Basé sur des faits réels, il a pulvérisé des records de ventes aux Etats-Unis. Et les éditions Nathan sont bien décidées à lui faire connaître le même succès outre-atlantique.
 
Je me suis donc lancée dans cette lecture avec précaution, me disant qu’il ne fallait pas que j’écoute trop les avis divers car que je risquais peut-être d’être déçue (#verreàmoitiévide)

Mais non. 
Moi aussi j’ai été emportée par le raz de marée THUG.

#RésumonsUnPeu

 

(Est-ce que cela en vaut encore la peine ?
Oui.)

Starr a 16 ans. Elle est studieuse, elle aime le basket, s’amuser avec ses amies. 
Starr est noire. Elle habite un quartier difficile avec sa famille « dysfonctionnelle ».
En revanche, elle va dans un lycée de blancs. 
Starr a du mal à trouver un équilibre, tiraillée entre son entourage, son quartier et ce qu’elle vit au lycée, auprès d’adolescents blancs, bien loin de sa réalité.

Quand elle avait dix ans, Starr a vécu un drame. Sa meilleure amie Natasha s’est pris une balle perdue. Starr était là. Elle a tout vu. 

Et le sort semble vouloir s’acharner.

Kenya, la sœur de son demi-frère (les relations familiales sont assez complexes…), a traîné Starr à une fête. Là-bas, Starr y retrouve Khalil, son ami d’enfance (et même son premier « crush ») qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Une fusillade éclate. Starr et Khalil fuient la soirée qui dégénère.

Sur la route du retour, ils se font arrêter par un policier : « Cent quinze » (son matricule)
Alors que le contrôle se passe bien, le policier panique et abat Khalil de trois balles dans le dos.

Starr est sous le choc. Elle vient pour la deuxième fois de sa courte vie de perdre un être cher.
Et puis voilà, un flic qui tire sur un adolescent noir...Qui va croire que c’était sans raison ?

Starr était là. Que va-t-elle faire ? Parler ou se taire ? 

#EncoreEtEncore

 

Voilà un roman dont il va être un peu difficile de parler. 
Même si j’avoue que je n’ai pas lu beaucoup de critiques complètes sur ce livre, je risque peut-être d’enfoncer des portes ouvertes.
Mais je ne me voyais pas ne pas parler de ce roman. Je vais essayer de faire court et concis.
Pas sûr que j’y arrive… Je vais essayer de faire au mieux.

#NeverForget

 

Ce que j’ai aimé tout d’abord dans The Hate U Give, c’est le style de l’autrice (et sans doute la bonne traduction). 
C’est percutant, ça sonne vrai, c’est parlant tout en étant très fluide.
Ca m’a vraiment changé de ce que j’avais pu lire jusqu’à présent. 

Très rapidement, on rentre dans l’univers de Starr. 
J’avais un peu peur  mais, tout de suite, j’ai accroché.
Le quotidien (avec ses bons et mauvais côtés) de la jeune adolescente nous est bien dépeint. 

Et puis il y a sa famille. Il faut bien avouer que c’est un peu compliqué. D’autant plus que viennent se greffer des rapports de force et des histoires de gangs. 
Mais encore une fois, Angie Thomas nous décrit ça de telle façon qu’on comprend assez vite les enjeux, les conflits passés et présents.
Et cette famille, malgré les difficultés, elle est drôle, émouvante, parfois énervante mais très soudée : quel beau portrait ! Le père de Starr, sa mère, l’oncle Carlos, Seven (le demi-frère), Kenya (la sœur de Seven), Sekiko, la grand-mère … Tous sont attachants !
Ce n’est pas facile tous les jours, mais finalement, l’entraide et l’esprit de communauté sont très présents. 
D’autres personnages viennent compléter la galerie : Chris le petit ami, Maya et Hailey ses deux amies du lycée, De Vante, un jeune garçon un peu paumé mais aussi Khalil, la victime, qui est très présent dans les souvenirs de Starr et bien d’autres.

Starr est une héroïne forte, très intéressante et très humaine. 
C’est avant tout une adolescente, presque comme les autres. Elle en a les préoccupations. Comme par exemple, sa relation avec Chris même si le fait qu’il soit blanc complique un peu les choses. Cela pose beaucoup question à Starr. Elle est tout de même très préoccupée par l’image qu’elle donne d’elle-même. Au lycée, elle ne veut pas passée pour « la noire » de service.

Et puis ce drame va la changer à jamais et l’obliger à se questionner plus concrètement sur le monde qui l’entoure et la société actuelle : le racisme, les préjugés noirs/blancs, la notion de courage, les violences policières, la notion de justice (est-elle la même pour tous ?), le pouvoir, le poids de la parole (celle de la police, la sienne)…

Ce combat pour la vérité que Starr hésite à mener est dur et la met à l’épreuve. 
Starr ne veut pas que le crime de Khalil reste impuni. Mais en même temps, témoigner et parler est difficile. On sent qu’elle est sans cesse tiraillée entre l’envie de tout dire et celle de se taire. Dans un sens comme dans l’autre, son choix aura des conséquences. Est-elle prête à les assumer ? Peut-on l’être à 16 ans ?  
Son avocate lui répète « Ton arme, c’est la parole » Starr trouvera t-elle la force de s’en servir ?
Ce texte nous met face aux travers de la société américaine et nous montre qu’il y a encore du chemin à parcourir pour que la situation évolue. 

Bon, je me suis pas mal étalée… sans même parler d’un dizième des richesses de ce roman. 
J’ai vraiment eu l’impression, le temps de ces quelques 500 pages, d’être aux Etats-Unis, au cœur du tumulte intérieur et extérieur qui agite Starr. 
Bluffant.

Ce texte est si puissant, si dense et chargé de tant d’émotions !

Vraiment, ne passez pas à côté de The Hate U Give.
 

#PourQui?

 

Pour tout le monde 
A partir de 14 ans.
 

Auteur
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
496
Prix
17.95 €
Note
8
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

Je t'ai vu une fois (et depuis, je te vois partout) Je t'ai vu une fois (et depuis, je te vois partout)

"Je t'ai vu une fois. Et depuis, je te vois partout.

Partout ici. 

Partout là. 

Absolument partout !"


#jetaivuunefois, #nastasiarugani, #ecoledesloisirs, #moucheron
Capitaine Rosalie
« Chaque jour, je suis à mon poste, capitaine Rosalie, au fond de la classe en embuscade sous les manteaux. »
#capitainerosalie, #timotheedefombelle, #isabellearsenault, #gallimardjeunesse
Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous
Après avoir lu et adoré Signe particulier : Transparente de Nathalie Stragier, je n’avais qu’une hâte, me plonger dans sa trilogie La fille du futur.
#lafilledufutur, #nathaliestragier, #syros
Manu et Nono Le dernier gâteau
"Coucou !Moi, c'est Manu. Et lui, c'est mon ami Nono."
#manuetnono, #catharinavalckx, #moucheron, #ecoledesloisirs
Comme des sauvages Comme des sauvages

"Tout à l’heure, hier, à propos des règles de chasse de la communauté, il avait pensé : «Quand je serai adulte», et c’était une pensée répugnante – mais il subodorait que dès lors qu’on l’a conçue…
#commedessauvages, #vincentvilleminot, #pocketjeunesse, #pkj

La photo parfaite La photo parfaite

"Voici Jean-Pierre, il est photographe.

Jean-Pierre sillonne le monde avec son camping-car, à la recherche de la photo parfaite."

 


#laphotoparfaite, #celinedumartin, #marceletjoachim
Le Grand Rêve Le Grand Rêve

Grand Ours regarda le ciel et renifla. Le Froid arrivait, et il était temps de se préparer pour le Sommeil, car les ours dorment tout l’hiver et ne se réveillent qu’au printemps.
Petit Ours…
#legrandreve, #michaelrosen, #danielegneus, #gautierlanguereau

En route ! En route !


#enroute, #isabellesimon, #kilowatt

Say Something
De Jennifer Brown, j'avais beaucoup aimé Tornade. Say something me tente vraiment beaucoup comme Hate List (que je lirai après)
#saysomething, #hatelist, #fusillade, #lycee, #moquerie, #culpabilite, #secret
C'était un accident
"Mon corps me lâche, mes jambes se dérobent sous moi, je me retrouve assise tandis que l'information se fraie un chemin jusqu'à mon cerveau avec peine car celui-ci la refuse en bloc."
#cetaitunaccident, #isabellelagarrigue, #librinova