Quand on dansait sur les toits

Soumis par HashtagCeline le jeu 02/11/2023 - 18:05


“Il ne faut penser qu’à vivre, Mayssane, et à rien d’autre tant qu'on le peut.”

 

#TristanKoëgel

Pour tout dire, je n’attendais pas Tristan Koëgel sur un texte tel que Quand on dansait sur les toits. De lui, j’avais lu (et beaucoup aimé)  un roman mythologique (Le complot du trident) et un recueil de nouvelles fantastiques ( L’homme qui voulut peindre la mer).

De fait, j’avais gardé de lui une autre impression, très bonne mais différente. Et c’est sans doute pour cela que j’ai autant aimé ce dernier livre. En plus d’être tout particulièrement émue, j’ai été surprise.

Résumé et explications du pourquoi il faut lire Quand on dansait sur les toits de Tristan Koëgel.
 

#DeQuoiÇaParle?

Mayssane et Pablo, c’est toute une histoire. Ils se connaissent depuis qu’ils ont appris à marcher, c’est d’ailleurs Mayssane qui a poussé Pablo à faire ses premiers pas.
Mais de sales bestioles se sont invitées dans le corps de Mayssane à un âge où la maladie ne devrait pas prendre de place… Avec toute l’innocence de l’enfance, pour faire face, Pablo, aidé de ses camarades de classe, devient pirate prêt à défendre son amie. Mais la vie joue de bien mauvais tours et le combat va s’avérer plus long et difficile que ce qu’ils avaient tous imaginé…
 

#DesBestiolesEtDesPirates

Pour la petite anecdote, les éditions Didier Jeunesse m’ont fait parvenir ce roman avec un paquet de mouchoirs. Bonne précaution au vu des émotions ressenties lors de la lecture...
Cela mettait déjà dans l’ambiance !
Si je n’ai pas ouvert le paquet d’accompagnement, j’ai cependant été très touchée par la poésie de ce livre, par la délicatesse avec laquelle l’auteur traite son sujet mais aussi abasourdie par le dénouement (dans le bon sens du terme - sur ce dernier point, je n’en dirais pas plus).
Découvrir et suivre le récit de cette histoire d’amitié d’enfance qui se transforme au fil du temps, malgré les épreuves, m’a vraiment plu. Notamment grâce à la narration, un peu déroutante mais au final cohérente.
En effet, la parole est donnée alternativement aux deux adolescents.
Mayssane, de son bateau qui vogue contre vents et marées, contre la maladie (car c’est bien de cela qu’il s’agit), nous raconte son quotidien, entre coups de fatigue, coups durs et moments de joie. Elle s'adresse à Pablo. C’est une jeune fille courageuse, bien entourée, attachante.

Pablo, lui, parle à Jacinthe, ce bulbe de plante qu’il voulait offrir à Mayssane mais dont elle lui a laissé prendre soin en attendant qu’elle aille mieux. Il parle aussi d'eux, Mayssane et lui. Il raconte leur histoire.

Mayssane a toujours été là pour Pablo et inversement.
Ensemble, ils sont plus forts. Même si parfois ils s’éloignent. L'idée de se perdre est vertigineuse.

Pablo est un combattant lui aussi. Il ne peut se résoudre à abandonner Mayssane. Cela le rend presque fou !
C’est assez touchant de voir qui est le plus en colère, qui est le plus raisonnable, qui perd le plus pied. 

Par ailleurs, de beaux personnages entourent Mayssane et Pablo. Il y leurs parents respectifs qui tentent de protéger la jeune malade tout en préservant la relation aux autres. Et puis, Max et Inès, les deux camarades de classe, devenus eux aussi pirates et compagnons de route. Et Mme Amari, une enseignante qui, sous un air sévère, va s’avérer une précieuse alliée...

Parler de la maladie chez l’enfant, chez l’adolescent, est toujours assez délicat mais Tristan Koëgel s’en sort très bien. Il ne tombe pas dans le larmoyant (malgré les mouchoirs ;-) et réussit à insuffler une belle énergie à ce roman. 

Ma lecture s'est faite un peu sous tension, à cause de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de Mayssane. J'ai tremblé, et comme Pablo, je ne voulais pas accepter.

Mais j'ai refermé ce livre avec l’impression d’avoir vécu quelque chose de fort, d’intense. Presque un voyage dans le temps.

Un très beau et très fort moment de lecture.

#PourQui?

Pour ceux et celles qui cherchent une belle histoire d'amitié et d'amour mêlés.

Pour ceux et celles qui aiment les romans réalistes avec beaucoup de poésie.

Pour ceux et celles qui n'ont pas peur de lire des histoires où des sujets difficiles s'invitent.

Pour tous et toutes à partir de 13-14 ans.

Quand on dansait sur les toits
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
226
Prix
15.90 €
Langue
Français

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