Monsieur Nourse et la vie (mode d'emploi)

Soumis par HashtagCeline le mer 18/01/2023 - 08:40

"- JE DÉTESTE L’HIVER !

- Tu ne l’as jamais connu : tu hibernes tous les ans !

- ENCORE HEUREUX ! JE DÉTESTE L’HIVER…"

 

#LaVieDouce

Dans ce livre, à cheval entre l’album et la bande dessinée, on se questionne, on réfléchit et on sourit des échanges à la fois naïfs et très pertinents de Monsieur Nourse avec son amie l’abeille.

Ce livre très original m’a un peu fait penser aux très beaux albums de Sandrine Kao (édités chez Grasset Jeunesse également : Émerveillements, 2019 et Après les vagues, 2022) qui permettent de philosopher et d’interroger le monde.

Un vrai petit plaisir de lecture à partager en famille.

 

Intérieur

#LeBonheur

Monsieur Nourse et l’abeille discutent de tout mais aussi de rien. Ensemble, ils abordent des sujets très concrets comme la photo de classe, le journal intime, les chocolats (c’est une préoccupation très importante, le chocolat), le livre, les clefs ou des notions plus abstraites comme le vide, le temps perdu, la folie des grandeurs ou l’indécision.

S’enchaînent ainsi des petits strips de trois cases dans lesquelles apparaissent les deux amis. Pour la plupart, ils suivent le même schéma graphique : dans une case au fond beige clair au léger effet kraft, Monsieur Nourse à gauche et l’abeille volant à droite  discutent. Un élément apparaît parfois, prenant toute la place dans la case : un gros gâteau pour la gourmandise, un fantôme quand le sujet est abordé ou encore un cœur brisé quand il est question du journal intime…

Au premier coup d'œil, les strips semblent identiques ou presque. Et puis, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que Monsieur Nourse change de chemise et de cravate !

Il y a aussi 4 grandes cases qui viennent rompre le rythme emplissant une page entière. Sur fond bleu, elle se joue cette fois-ci en une question et une réponse. Ça fonctionne tout aussi bien.

Le graphisme est simple mais terriblement efficace. J’adore la tête de Monsieur Nourse qui, avec son visage rond et expressif, nous amène sur le chemin du raisonnement et du bon sens. N’oublions pas l’abeille qui, quoique petite en taille, offre de bonnes réparties permettant à son ami de réagir, de comprendre, d’examiner, de dire sa façon de voir les choses.
 
Les pages défilent, les thèmes variés, simples et accessibles sont amenés avec malice, esprit et philosophie bien évidemment. On s’amuse vraiment des dialogues des deux personnages qui, bien que très différents, semblent aussi se compléter et se connaître parfaitement.

De plus, la plupart des strips fonctionnent ensemble et permettent d’avancer dans la réflexion avec une chute comme dans Le vol, Les ailes et Le vertige (les strips sont tous titrés) qui abordent le fait de voler. En effet, c’est un peu compliqué ( et fatigant) pour Monsieur Nourse qui n’a pas d’ailes et qui, de toute façon, a le vertige. Il y aussi une série sur la notion du temps : Le temps perdu, Le temps qui passe, Le temps qui manque. En plus d’être philosophique, c’est très poétique.

Ce livre insolite et étonnant permet de mettre des mots sur des concepts et des idées dont finalement on ne parle pas si souvent. Et de fait, il peut se lire avec les petits mais aussi les plus grands. La discussion est ouverte, la réflexion est stimulée mais sans mal de crâne à la clé.

Un vrai moment de récréation mais aussi d’enseignement.

 

Intérieur

#PourQui?

Pour les enfants qui s'interrogent sur tout et rien.

Pour les enfants qui aiment la bande dessinée.

Pour les enfants qui aiment rire et réfléchir.

Pour tous les enfants à partir de 6-7 ans.

Intérieur

#Citations

"- DE TEMPS EN TEMPS, J’AIME FAIRE DES TRUCS INUTILES.

ÇA ME FAIT PLAISIR.

- Donc, ils ne sont pas inutiles !"

 

"- CETTE FOIS, C'EST DÉCIDÉ, JE VAIS ENFIN VIVRE MA VIE §

- Ce n'est pas ce que tu fais depuis le début ?"

 

 

Intérieur
Monsieur Nourse et la vie (mode d'emploi)
Coup de cœur !
Illustrateur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
32
Prix
18.90 €
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

Les maux bleus
Un des deux titres de la nouvelle collection Echos chez Gulf Stream.
#lesmauxbleus, #gulfstream, #christineferetfleury, #echos
Sauvages
Nathalie Bernard a bien choisi le titre de son nouveau roman : Sauvages. Ce mot peut définir un animal, un milieu, des hommes mais évoque aussi la cruauté et la violence. Ici, il est employé à…
#sauvages, #nathaliebernard, #thierrymagnier
Camille contre les cauchemars
"Tu sais... Les adultes pensent que tu n'existes que dans ma tête."
#camillecontrelescauchemars, #emilytetri, #casterman
L'île aux morts L'île aux morts

"Je tiens la boucle d'oreille dans la paume de ma main. Je peux voir mon reflet distordu dans le blanc immaculé, ma bouche stupéfaite comme un hurlement déformé.

Ce n'est pas tout. Il y a…
#lileauxmorts, #remigiordano, #thierrymagnier

21 printemps comme un million d'années
"Je voudrais que les étoiles filantes exaucent vraiment les voeux. Je voudrais avoir vu une étoile filante. Je voudrais avoir fait un voeu."
#21printempscommeunmilliondannees, #camillebrissot, #syros
Le noir
"Laszlo n'avait jamais osé aller dans la tanière du noir la nuit. "Approche", dit le noir."
#lenoir, #thedark, #lemonysnicket, #jonklassen, #milan
Miss Pook et les enfants de la lune Episode 1
Comme il est bon de rire parfois... Merci Monsieur Santini !
#sorcière, #lune, #enfantsperdus, #fantastique, #humour
Vol au vent
Cap sur Rob Biddulph, un auteur-illustrateur que j'adore.
#volauvent, #robbiddulph, #pingouin, #voyage
La révolte des animaux moches
"La mocheté est une question de perspective : tout dépend comment on regarde."
#larevoltedesanimauxmoches, #lerouergue, #collinepierre, #annelisecombeaud, #dacodac
L'échappée
Après Les chiens, Allan Stratton explore une autre sorte de peur : celle de l'autre.
#lechappee, #allanstratton, #milan, #pagetuners, #amour, #manipulation