Soixante-douze heures

Soumis par HashtagCeline le dim 20/05/2018 - 15:14
Un très beau roman que j'ai pris plaisir à lire et qui m'a beaucoup émue.
#MarieSophieVermot

 

Je lis pour la première fois un livre de Marie-Sophie Vermot. C’est assez étonnant que je sois passée à côté de cette autrice qui écrit sur des thèmes qui en règle générale m’interpellent. 
Il faut un début à tout. Et avec Soixante-douze heures, c’est un très bon début.
 

 

#RésumonsUnPeu

 

Irène a 17 ans. 
Irène vient d’accoucher. 
Irène a décidé de le faire sous X.
A la maternité, en soixante-douze heures, Irène va nous expliquer comment elle en est arrivée là, revenant sur son passé, sa famille et les choix qu’elle a fait jusque là et ceux qu’elle va devoir faire.
 

#DesHeuresDifficiles

 

Soixante-douze heures est un très beau texte.
Le sujet en est difficile. Marie-Sophie Vermot a déjà écrit plusieurs romans traitant de la grossesse chez les adolescents (Deux fois rien, Camille aime pas danser, En plus c’était pas prévu...)
Clairement, on sent qu’elle maîtrise ce dont elle parle.

Dans Soixante-douze heures, c’est avec beaucoup d’émotion que l’on suit le cheminement de cette jeune fille au cœur d’une situation peu habituelle à cet âge normalement insouciant. 
Irène est tombée enceinte lors de sa première fois. 
Elle a fait son choix : garder ce bébé mais le faire adopter. 
Peut-elle vraiment prendre la pleine mesure de sa décision et avoir conscience des conséquences ? Non. C'est impossible.

Même nous en tant que lecteurs, nous sommes désarçonnés.

Irène s’explique et explique son choix. C’est le sien. Il impose le respect.

Cet événement en soi perturbant va forcément surprendre son entourage. Cela va aussi déclencher des réactions en chaîne et dévoiler les secrets de sa famille.

Pour Irène, c'est également un grand bouleversement. En même temps que son corps change, que son bébé grandit, elle-même va changer, mûrir, voir le monde et les personnes qui l'entourent avec plus de lucidité.

A travers le récit de la jeune fille, c’est toute l’histoire familiale qui se dessine : une grand-mère qui ne s’est pas épanouie, un grand-père idéalisé, une mère très exigeante, une petite sœur rejetée…

Irène est touchante. Vulnérable (vu la situation…) elle est en même temps très forte. Elle assume, ou du moins semble vouloir le faire.
Elle essaie de tenir bon face à cet événement qui est pourtant un cataclysme pour une femme et j’imagine pour une toute jeune fille. 

Et son choix semble réfléchi. Elle vacillera bien sûr une fois ce petit être né…
Il faut dire que sa mère ne l'aide pas, lui mettant la pression, comme à chaque fois.
Quel chemin suivra Irène finalement ?
Je n’en dis rien.

C’est un texte qui oscille entre doutes et certitudes, joie et peine, amour et haine. On est sur le fil, tout au long du monologue d’Irène.

Ce n’est pas facile de parler d’accouchement sous X que ce soit dans le cas d’une adolescente ou non. Le rapport à la maternité est particulier, personnel.

La lecture de ce texte touchera forcément, d’une façon ou d’une autre. Il est assez déstabilisant. Je suis maman et ce roman m’a bouleversée. 

Et au-delà de tout ça, Marie-Sophie Vermot propose des pistes de réflexion vraiment intéressantes avec Soixante-douze heures

Une dernière chose. Ce que j'ai également beaucoup apprécié, c’est que l'autrice n’est pas là pour juger. A aucun moment.  

Elle nous fait poser un regard bienveillant sur la jeune Irène qui doute, se pose des questions et nous interroge aussi. 
Que peut-on penser de son choix ? De ses choix ? 

Au final, peu importe. Nous ne sommes pas là pour critiquer mais pour écouter, comprendre et enfin respecter le choix qui sera le sien, quel qu’il soit.

Merci à Marie-Sophie Vermot pour ce joli texte que je vous invite à découvrir.

 

#PourQui?

 

Pour ceux qui cherchent une histoire forte.
Pour ceux qui n’ont pas peur de voir la réalité en face.
Pour ceux qui aiment les histoires de famille.

Pour les autres aussi. 

A partir de 14-15 ans.
 

Coup de cœur !
Editeur
Public
Date de sortie
Nombre de pages
176
Prix
13.00 €
Note
8
Langue
Français

#VosCommentaires

#OnContinue ?

Dix-huit ans, pas trop con Dix-huit ans, pas trop con

"Nous vois pas comme des paumés de la vie : on est des gars normaux, on a des familles bien. J'ai deux parents et trois frère et soeurs en or. Le pilon, c'est juste pour manger, mieux vivre."


#dixhuitanspastropcon, #quentinleseigneur, #beauetcourt, #sarbacane
Dis au revoir à ton poisson rouge !
"La vie est parfois surprenante. Voire carrément époustouflante."
#disaurevoiratonpoissonrouge, #pascalruter, #didierjeunesse
Le chameau de la bibliothèque Le chameau de la bibliothèque

"- Monsieur Mache, arrêtez d'inventer des excuses farfelues. Pour une fois, dites-moi la vérité. Que faites-vous vraiment de ces livres ? Vous les gardez pour les relire ?

- Oui. Enfin non…
#lechameaudelabibliotheque, #karineguiton, #lauredufay, #monmarquepage, #didierjeunesse

Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon
"Grand-Mamie me dit alors qu'un régiment c'était mille hommes. Entre 1914 et 1918, un régiment, c'était aussi mille morts. Un tiers des 1 400 000 Français tués lors de la Première Guerre mondiale l'…
#lejourouonaretrouvelesoldatbotillon, #hervegiraud, #thierrymagnier
Des bleus au cartable
"Et cette fille, là, avec son cartable à roulettes de bébé et ses habits moches... elle ne croit quand même pas que je vais répondre à son petit sourire ? Je l'ignore en passant devant elle, sans…
#desbleusaucartable, #murielzurcher, #sebastienpelon, #didierjeunesse
Le Jeu D'Hiroki Le Jeu d'Hiroki

"Hiroki n'y croyait toujours pas : Kogen avait fini par se lancer. Mais comment ? C'était, en théorie, parfaitement impossible."


#lejeudhiroki, #ericsenabre, #didierjeunesse, #monmarquepageplus
Le vallon du sommeil sans fin
Quelle joie de retrouver Arjuna Banerjee, le détective des rêves et Christopher Carandini, son assistant, pour une nouvelle enquête !
#levallondusommeilsansfin, #ericsenabre, #didierjeunesse, #taimarclethanh, #lederniersongedelordscriven
Roland Léléfan se déguise Roland Léléfan se déguise

"Roland n'est pas un éléphant comme les autres...
Question déguisement, nul ne peut l'égaler !"


#rolandlelefansedeguise, #rolandlelefan, #louisemezel, #lajoiedelire
La Proie
"Anthéa reste seule. Elle sent qu'un mauvais sort vient de couper sa vie en deux, comme on tranche un ananas mûr. Un avant, un après. Un ici, un ailleurs. Le meilleur, le pire?"
#laproie, #philippearnaud, #sarbacane, #exprim, #pagedeslibraires
226 bébés
"Bert n'avait plus une minute à lui. Jour et nuit, il était en train de nettoyer une paire de fesses, essuyer un nez, tapoter un dos, préparer un biberon, confisquer une paire de ciseaux, chanter une…
#226bebes, #florevesco, #stephanenicolet, #didierjeunesse, #monmarquepageplus